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Pelvoux, couloir Chaud

Automne 2020

Pelvoux, couloir Chaud

D'après les retours récents que nous avons eu, le couloir Chaud aux Trois dents du Pelvoux a été parcouru. Un sérac menaçant rendait cette ligne impraticable depuis longtemps. Avec le recul des glaciers, le sérac est apparemment bien moins menaçant qu'avant. Il n'en fallait pas plus pour nous motiver avec Flo à aller parcourir cet itinéraire.

Pelvoux, couloir Chaud

Départ tardif à 7 heures du pont des Bans accompagnés de Jérôme. Etant donné que le couloir ne voit pas le soleil à cette période de l'année, nous ne sommes pas pressés. On remonte le névé des militaires et on trouve rapidement de la neige fraîche. Le vent de la nuit a fait son travail, il y a de grosses accumulations par endroits, on a de la neige jusqu'à la taille et ce n'est pas un luxe d'être trois pour tracer l'approche. On est accueilli par un vent fort en prenant pied sur la glacier des Violettes, il ne fait pas chaud !

On s'équipe puis on attaque à remonter le cône de neige qui précède le couloir. La neige est dure, on progresse rapidement jusqu'à une première longueur en glace. On s'encorde et Jérôme attaque. La glace est dure mais épaisse ce qui permet de bien protéger. On se retrouve juste en dessous du fameux sérac qui est en effet impressionnant, ça ne donne pas envie de trainer dessous ! On remonte rapidement la pente de neige pour faire le relais sous le sérac à l'abris.

Pelvoux, couloir Chaud

La suite est une nouvelle longueur de glace plus raide que la première, qui borde le sérac. Grimper sur cet énorme mur de glace est incroyable ! Une troisième et dernière longueur de glace raide et les difficultés sont derrière nous. Plus qu'à remonter la pente de neige/glace en traversée à droite pour rejoindre le plateau sommital du Pelvoux. 13 heures au sommet, on n'a pas trainé !

Pelvoux, couloir Chaud

D'après les infos que nous avons eu, une descente rive gauche du glacier des Violettes serait possible. On décide de tenter le coup pour éviter la longue descente par le couloir Coolidge. On choisit l'itinéraire au mieux pour éviter les zones plaquées par le vent. On arrive ensuite dans un dédale de séracs, la progression devient plus lente car il y a des passages en désescalade. Enfin, un rappel sur lunule nous ramène sur l'itinéraire de descente de la voie normale. On traverse le glacier puis on se laisse glisser jusqu'à la voiture, cette fois la neige fraîche nous facilite la tâche.

Encore une belle course, longtemps oubliée à cause de l'énorme sérac, elle mérite d'être parcourue car l'ambiance est incroyable !